PARC MARIN DE LA COTE BLEUE
Préservation & Éducation Littorale — Loi 1901
L’émergence du Parc Marin de la Côte Bleue est indissociable d’un éveil précoce des consciences face aux pressions exercées sur la biomasse littorale à la fin du XXe siècle. En réponse à l'inquiétante raréfaction de certaines espèces et au piétinement incontrôlé des herbiers marins, des scientifiques visionnaires, des pêcheurs artisanaux regroupés en prud’homies, et des représentants municipaux se sont coalisés dès l'automne 1982. Cette alliance inédite a abouti à la création de l'association, officialisée par une publication au Journal Officiel en date du 15 Janvier 1983. Ce jalon fondateur a marqué le départ d'une expérience pionnière en Méditerranée française, axée sur le concept de protection participative et de gestion intégrée.
Les archives fondatrices révèlent que l'initiative fut portée par une volonté farouche de contrer la spéculation destructive et d'instaurer des zones de non-prélèvement à une époque où le concept de réserve intégrale heurtait de plein fouet les habitudes d'exploitation sauvage. La signature du premier arrêté ministériel portant création de la réserve marine de Carry-le-Rouet en 1983 a formalisé cette ambition d'utilité publique. Depuis lors, l’association s’est affirmée comme un observatoire d'avant-garde, modélisant l'impact du repeuplement biologique naturel à l’échelle régionale. L'intégration de la réserve de Sausset-les-Pins en 1996 a ensuite permis d'étendre ce dispositif protecteur sur un linéaire côtier plus cohérent, structurant une véritable infrastructure écologique au cœur des Bouches-du-Rhône.
Notre démarche s’articule historiquement autour d’une conviction : la sauvegarde écologique est inefficace si elle s’effectue au détriment ou à l’exclusion des populations locales. Au contraire, nos objectifs statutaires affirment la nécessité d’unir la préservation de la biodiversité avec la transmission des savoirs côtiers traditionnels. En plaçant l'éthique scientifique et le désintéressement total au sommet de ses priorités, l’association a su traverser les décennies sans succomber aux sirènes de la commercialisation. Aujourd’hui, en 2026, l'œuvre de l'organisation se prolonge à travers des protocoles de monitoring de pointe et un vaste réseau d'éducation populaire visant à bâtir une culture maritime durable.
Le Parc Marin de la Côte Bleue est administré de manière collégiale par un Conseil d'Administration bénévole. Cette gouvernance garantit la neutralité des décisions et veille au strict alignement de nos activités avec l'intérêt général.
Directrice de recherche émérite en biologie marine. Elle pilote les orientations scientifiques de l’association, veillant au rayonnement culturel de nos inventaires littoraux.
Analyste financier honoraire. Il supervise la transparence comptable de la structure, assurant que chaque euro soit mobilisé pour nos objectifs statutaires.
Formatrice en éco-pédagogie. Elle coordonne les relations avec l'Éducation Nationale et conçoit nos ressources éducatives en libre accès.
La doctrine d'intervention du Parc Marin repose sur le rejet de l'écologie punitive et de l'exclusion territoriale. Nous défendons un modèle d'appropriation positive où la rigueur des données scientifiques se met au service d'un plaidoyer accessible à tous. Le littoral n'est pas un sanctuaire clos, mais un patrimoine vivant partagé, dont l'équilibre requiert la responsabilisation de chacun de ses usagers.
Cette approche se concrétise par la mise en place d'outils de médiation ouverts. En éliminant toute barrière financière ou d'usage, nous favorisons l'impact communautaire de notre action. Qu'il s'agisse de former des bénévoles aux suivis faunistiques ou d'offrir des espaces d'apprentissage aux écoles de la région, l'association milite pour un accès juste et équitable aux beautés naturelles et à la culture scientifique.
Nous concentrons nos suivis scientifiques sur des amers et biotopes stratégiques :